Freelances : Quelle couverture en cas d’incapacité de travail ?

Être freelance, c’est être seul à la tête de son activité. Pour autant, cela ne veut pas dire être seul face aux aléas du quotidien. Accident, arrêt maladie, convalescence… Tous ces événements imprévus peuvent vous empêcher d’assurer vos missions pendant un temps. Votre couverture sociale prend alors le relai.

En tant que travailleur indépendant, vous avez un régime de protection social dédié, comme celui des travailleurs salariés. Assurance maladie, mutuelle et prévoyance sont aussi accessibles aux freelances. Dans cet article, nous vous présentons les différents niveaux de protection sociale ainsi que leur importance pour assurer la pérennité de votre activité malgré d’éventuels soucis de santé.

À quoi sert une couverture maladie ?

Une couverture sociale, ou protection sociale, vous aide à faire face financièrement aux risques sociaux. La maladie et l’incapacité de travail en font partie, au même titre que la retraite ou le chômage. Elle vous assure un minimum de revenus pendant toute la période où vos problèmes de santé vous rendent indisponibles ou inaptes à travailler. Elle est construite en trois niveaux :

  1. L’assurance maladie, obligatoire pour tous
  2. Une mutuelle complémentaire, vivement conseillée pour compléter l’assurance maladie
  3. L’assurance « perte d’exploitation », optionnelle mais très conseillé pour ceux qui ont des charges fixes importantes

1. L’assurance maladie pour les freelances

Comme pour les salariés, si vous avez un accident ou vous tombez malade vous êtes couvert par l’assurance maladie pour les soins les plus essentiels.

En tant que freelance micro-entrepreneur, votre cotisation à l’assurance maladie est obligatoire. Elle est comprise dans vos charges sociales, qui elles s’élèvent à environ 22% de votre chiffre d’affaires. Pour rappel, les charges sociales comprennent aussi la cotisation d’allocation familiales, d’invalidité-décès, de retraite…

En tant que freelance, vous appartenez à la catégorie des travailleurs non-salariés (TNS), vous êtes assujetti à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), qui depuis 2019 est un département dédié à l’URSSAF. Vos charges sociales sont versées à l’URSSAF et la part dédiée à vos prestations d’assurance maladie sont directement payées à la Caisse Primaire d’Assurance maladie (CPAM). Ensuite, vous êtes remboursé pour vos dépenses de soins par la Sécurité sociale des indépendants à la même hauteur que les salariés au régime général.

Niveau prestation d’assurance maladie, vous avez le droit à :

  • L’assurance maladie pour vous-même, l’assuré, et les membres de votre famille
  • L’assurance maternité
  • Le congé paternité et accueil d’un enfant
  • La couverture maladie universelle complémentaire (CMU)
  • Des indemnités journalières (IJ) en cas d’incapacité de travail qui sont calculées d’après votre revenu d’activité annuel moyen soumis à cotisations au cours des trois années précédentes.

2. Une mutuelle complémentaire, vivement conseillée pour compléter l’assurance maladie

Obligatoire pour les salariés, la souscription à une mutuelle complémentaire est vivement conseillée pour les freelances. Elle vous garantit un meilleur niveau de remboursement de vos soins des yeux, des dents… À vous ensuite de la choisir en fonction de ses prestations et de ses tarifs.

Conseil : Pour ceux en situation précaire, càd qui touchent moins de 8 653 € par an, vous pouvez demander la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et à bénéficier de l’Aide à la complémentaire santé (ACS).

3. L’assurance « perte d’exploitation », optionnelle mais très conseillé pour ceux aux charges fixes importantes

En cas de congé maladie ou d’incapacité de travail prolongée, vous ne serez pas en mesure d’assurer vos missions. Cependant, vos charges fixes (loyer, abonnement logiciel…) continueront de devoir être acquittées malgré l’arrêt temporaire de vos rentrées d’argent. Pour pallier à cela vous pouvez souscrire à une assurance « perte d’exploitation » qui vous aide financièrement à faire face aux charges fixes.

Si, en plus de l’indemnité pour payer les charges fixes vous avez besoin de vous faire remplacer, il existe également l’option « Homme clés » qui indemnisera un sous-traitant pour honorer vos missions pendant votre absence.

À noter, ces assurances disposent d’une période de carence de 30, 60 ou 90 jours avant d’entrer en vigueur. Cette carence fait baisser le montant des cotisations d’assurance certes mais si vous optez pour une carence longue, prévoyez la trésorerie nécessaire pour pouvoir payer vos charges fixes vous-même en attendant.

Cas particuliers : congés maternité & paternité

Pendant la grossesse
En tant que freelance au statut de micro-entrepreneur, vous bénéficiez de l’assurance maladie-maternité au même titre que les salariés. Elle vous permet d’obtenir le remboursement des frais de santé liés à la grossesse (médicaments, soins, hospitalisation…).

Après la naissance ou l’adoption
Comme pour les salariés, vous avez également droit à un congé maternité et/ou paternité indemnisé à la naissance ou à l’adoption de votre enfant. Cela concerne les congés à temps complet ou le temps partiel thérapeutique.

De plus, l’allongement du congé paternité dans les quatre premiers mois de l’enfant est aussi possible pour les freelances. Pour rappel, il et de 11 jours consécutifs aujourd’hui et passera à 25 jours au 1er juillet 2021.

Pour plus d’informations et pour faire votre simulation, nous vous conseillons la lecture de cet article sur la portail des auto-entrepreneurs.

Pour toutes questions sur votre couverture maladie, contactez-nous !


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Stefan Engler
Stefan Engler

Expert-comptable depuis 30 ans, je suis spécialisé dans l’accompagnement des micro-entrepreneurs & des freelances.

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